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Transverse [07/05/2010] - Auteur : admin
Notre ami Jean Agnès nous annonce la création d'une nouvelle revue en ligne : TRANSVERSE.
 

"La revue transverse, revue de recherche à comité scientifique international et comité de lecture, est éditée par l’association interuniversitaire  as2emi -  soin, santé, éducation, milieux, fondée à Metz en juin 2008. La revue est dotée d’un comité de soutien et d’accompagnement formé par des personnalités reconnues pour leur attachement à ces questions, et les membres de l’as2emi.

 

La phase de préfiguration aboutira à la sortie du premier numéro en juin 2010. Nous aurons bientôt également le plaisir d'annoncer la mise en ligne sur le portail de revues.org. Vous trouverez sur le blog provisoire quelques repères relatifs à  cette action : http://revuetransverse.canalblog.com/

 

Si vous souhaitez nous aider, vous pouvez faire abonner votre institution, adhérer à l'as2emi (souscr1ption), faire connaître la revue, indiquer ce nouveau support de publication à vos jeunes chercheurs et post-doctorants, soumettre une contribution…

 

Nous accueillerons avec intérêt toute suggestion et proposition de votre part. " 
 
La charte précise : "Le projet Transverse touche la réflexion  anthropologique et philosophique relative au soin et au prendre soin dans les domaines de la santé, de l'éducation et des milieux : soin « non-thérapeutique », éducationnel, culturel… Le soin se décline en paroles, en gestes, en actes, et se réfère au jugement singulier du tact. Il s’enracine aussi dans l’articulation de la tâche philosophique et de la détermination de l’art. La revue cherchera à se faire l’écho, à son niveau, et à sa façon, de l’urgence de la préoccupation de soin face aux défis de nos sociétés. Elle s’emploiera à contribuer à qualifier le sujet du soin dans sa raison d’être. (…).

  

Les concepts au cœur de ce chantier ouvert peuvent être travaillés selon trois axes : soin/santé, éducation/formation, milieux/médias. "

 

Contact : as2emi@laposte.net redaction.transverse@laposte.net

 

APPEL A CONTRIBUTION

 

A partir de son numéro 2, la revue transverse ouvre les rubriques suivantes :

 

Disputation (en addenda du dossier thématique : compléments, discussion, regards croisés, en flux continu), Varia, Lectures, ainsi qu’un Lexikon, un Bloc-notes, et des Nouvelles de l'as2emi.

 

NB Varias, et Lectures peuvent comporter des traductions d’articles non-parus en français.

 

Les propositions d’articles sont à envoyer par courriel avant le vendredi 3 septembre 2010 pour le n° 2, à :

redaction.transverse@laposte.net

 

Merci de joindre une courte notice biographique et de mentionner des coordonnées précises.

 

Toute proposition retenue pourra donner lieu à un article (ne dépassant pas 30 000 signes) accompagné d’un résumé en trois langues et des mots-clés. Une note de conseils sera adressée aux auteurs.

 

Les textes sont soumis à l’avis du comité de lecture.

 
Contact : Revue transverse  redaction.transverse@laposte.net  03 54 62 13 29
 

A noter

 

Le numéro inaugural, Philosophie des milieux, est constitué du seul Dossier.

 

Il  présente le sommaire suivant :

 

Liminaire : projet éditorial

 

Marilyn Molinet, Jean-Paul  Resweber : présentation

 

Maurice Sachot,  Le milieu peut-il faire loi ?

Pierre-André Dupuis et Henri Louis Go, Milieux, climats et atmosphères dans la forme scolaire d'éducation

Dominic Desroches L’homme comme désigner d’atmosphère (Peter Sloterdijk)

Marilyn Molinet, Une problématique de la connaissance (les musées en Allemagne)

Michael Zicola, Les champs d'attente (l’espace social de la souffrance)

Victor Petit, L’individu et son milieu (Georges Canguilhem)

Jean Agnès Le divin milieu : au sein des médias (une résurgence de la mésologie)

David Lucas, Souffrance au travail et juste milieu

Frédéric Seyler, La praxis subjective et ses médiations (Michel Henry)

Jean-Paul Resweber Monde des milieux et milieux du monde (la notion de milieu de vie)

 

Invité : Bernard Stiegler

Julien Gautier, Victor Petit, Le milieu chez Bernard Stiegler

Analecta  (extraits : La technique et le temps : la faute d’Epiméthée ; Passer à l’acte ; Réenchanter le monde : la valeur esprit contre le populisme industriel).

 

Chaque volume imprimé est assorti d’un marque-page d’artiste, pour ce numéro 1 signé par Etienne Pressager.

 

 


Thèse de Justine Simon [13/01/2010] - Auteur : admin

Justine Simon a soutenu en novembre dernier, à l’Université de Besançon, une thèse en Sciences du langage intitulée : « (Ir-)responsabilité démocratique de la presse d'actualité adressée aux jeunes ? Interdiscursivité et argumentativité dans le traitement des élections présidentielles françaises de 2002 et 2007. ». Celle-ci a été dirigée par le Professeur Andrée Chauvin-Vileno et par Bernard Couty. Cette thèse en analyse du discours a de la sorte la particularité d’être éclairée par le modèle d’anthropologie clinique appelé « Théorie de la Médiation ». Elle a été récompensée par  les félicitations du jury.

 

Résumé :

Ce travail de recherche porte sur le traitement médiatique des élections présidentielles de 2002 et 2007 par la presse d’actualité adressée aux jeunes (désormais « PAJ »), à travers la question de la responsabilité dite démocratique posée sous un angle discursif.

C’est grâce à l’éclairage théorique de la Théorie de la médiation (désormais « TDM ») que cette notion centrale de responsabilité est explicitée - notion qui se situe au plan sociologique, comme conséquence de l’accès à la Personne qui nous fait membre de la Cité. Grâce à une distinction fondamentale faite entre cette détermination sociologique et une détermination axiologique (et précisément entre la légalisation du légitime, l’hégétique et la légitimation du légal, l’équité), il apparaît que la PAJ exploite une responsabilité démocratique qui relève d’une dialectique principalement axiologique à l’aide notamment de la culpabilisation, de la dramatisation et de la moralisation du comportement civique.

L’objet d’étude s’est construit à partir de cinq journaux et magazines d’actualité nationaux qui s’adressent spécifiquement à des jeunes : le journal quotidien L’Actu, le journal hebdomadaire Les Clés de l’actualité, le journal mensuel Les Dossiers de l’actualité et les magazines mensuels Phosphore et Citato.

L’objectif général de cette thèse a été de mettre à l’épreuve l’hypothèse selon laquelle le discours de presse étudié pouvait se définir à partir de quatre fonctions propres à la représentation des présidentielles : (1) fonction d’explication et d’analyse du contexte électoral, (2) fonction incitatrice qui invite les jeunes lecteurs à s’intéresser à ce contexte, (3) fonction polémique permettant d’amorcer le débat et (4) fonction légitimante édictant la bonne conduite électorale à adopter.

C’est l’articulation des concepts d’interdiscursivité et d’argumentativité qui fonde l’analyse de la représentation médiatique de l’événement politique à partir d’un cadre théorique d’analyse argumentative du discours favorisant une approche interdisciplinaire dite raisonnée (sciences du langage (analyse du discours et argumentation) / sciences de l’information et de la communication / sciences politiques et éclairage particulier de la TDM).

Le recours à l’anthropologie clinique ne constitue pas le fil directeur, mais le filigrane de la thèse - ses buts et méthodes différant fondamentalement de ceux de l’analyse de discours. La TDM intervient notamment de manière déterminante pour appréhender des notions complexes - telles que l’événement ou l’adolescence[1] - à un seuil essentiel d’abstraction. Cette théorie a en outre un intérêt général en ce sens qu’elle offre de nouvelles perspectives pour appréhender l’Homme, ses discours, ses outils, ses rapports aux autres et le contrôle de son désir. La diffraction proposée par la TDM donne ainsi du relief aux champs de l’analyse du discours et de l’argumentation à trois niveaux : au niveau de la manière de dire, au niveau de la manière de dire sociologiquement et au niveau de la manière de dire régulée par l’éthique personnelle.

L’étude du corpus privilégie trois entrées : les stratégies d’accroche utilisées pour intéresser les jeunes lecteurs, les différentes stratégies élaborées pour représenter le discours autre et les arguments défendus dans les discours des jeunes représentés sur la et le politique. Sont abordés enfin certains effets argumentatifs indirects produits par les mises en scène du débat démocratique dans la presse d’actualité adressée aux jeunes.

 

Date de la soutenance : Jeudi 12 novembre 2009.

Mention obtenue : Très honorable avec les félicitations du jury.

Membres du jury : Andrée Chauvin-Vileno. Professeur en Sciences du Langage. Université de Franche-Comté. Laboratoire de Sémiotique, Linguistique, Didactique et Informatique (LASELDI). Directeur. Bernard Couty. Maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication. Université de Franche-Comté. Laboratoire de Sémiotique, Linguistique, Didactique et Informatique (LASELDI). Co-directeur. Marianne Doury. Docteur de l’Université Lumière - Lyon 2. Chargée de recherche (Théories de l’argumentation, Analyse argumentative). Laboratoire Communication et Politique (LCP), CNRS, Paris. Chargée de cours à l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3. Guy Lochard. Professeur en Sciences de l’Information et de la Communication. Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3. Equipe d’accueil Communication, Information, Médias (CIM). Responsable du Centre de recherches sur l'éducation à l'actualité et aux médias (CREDAM). Alain Rabatel. Professeur en Sciences du Langage. Université Claude-Bernard - Lyon 1 (Institut Universitaire de Formation des Maîtres). Unité Mixte de Recherche Interactions, Corpus, Apprentissages, Représentations (ICAR). Université Lumière - Lyon 2. Rapporteur et Président de jury. Jean-François Tétu. Professeur émérite en Sciences de l’Information et de la Communication. Université Lumière - Lyon 2. Equipe de recherche de Lyon en sciences de l’Information et de la Communication (ELICO). Rapporteur.

 


Table des matières

 

 

PREMIÈRE PARTIE : CADRAGE THÉORIQUE : Pour une analyse de l’interdiscursivité et de l’argumentativité dans le discours de presse adressée aux jeunes

 

CHAPITRE 1 : Un ancrage théorique en analyse du discours

I1- 1. Les origines de la pratique française de l’analyse du discours

I1- 2. Contexte et analyse du discours

I1- 3. Le « choc bakhtinien »

I1- 4. Sur l’idéologie

 

CHAPITRE 2 : L’argumentation dans le discours

I2- 1. Le modèle d’Amossy comme point de départ

I2- 2. Déconstruire l’argumentation ?

 

DEUXIÈME PARTIE : LA PRÉSIDENTIELLE PRÉSENTÉE AUX JEUNES : Enjeux démocratiques de représentation médiatique des élections présidentielles françaises de 2002 et 2007 pour la presse d’actualité adressée aux jeunes

 

CHAPITRE 3 : Un discours médiatique tourné vers la jeunesse

II3- 1. La question de la jeunesse

II3- 2. Présentation générale des médias de presse d’actualité adressée aux jeunes

II3- 3. Les journaux et magazines étudiés

 

CHAPITRE 4 : La présidentielle : un événement politique représenté par la presse d’actualité adressée aux jeunes

II4- 1. Contextes politiques des élections présidentielles françaises de 2002 et 2007

II4- 2. L’élection représentée en « événement médiatique »

II4- 3. Les élections analysées en termes de « moments discursifs »

 

CHAPITRE 5 : La presse d’actualité adressée aux jeunes dans le débat démocratique

II5- 1. Les jeunes, acteurs du politique

II5- 2. Le rôle de la presse d’actualité adressée aux jeunes en régime démocratique

II5- 3. La responsabilité démocratique

 

TROISIÈME partie : InterdiscuRSIVITÉ et ArgumentativitÉ : Analyse des mécanismes discursifs de responsabilité démocratique : problématiques énonciative et argumentative

 

CHAPITRE 6 : Dialogisme interlocutif et stratégies d’accroche

III6- 1. Stratégies d’accroche à propriétés socio-linguistiques

III6- 2. Stratégies d’accroche à propriétés axio-linguistiques

 

CHAPITRE 7 : Dialogisme interdiscursif et stratégies de représentation du discours autre

III7- 1. La presse d’actualité adressée aux jeunes et le désir d’objectivité

III7- 2. Représentations du discours autre par instances

III7- 3. Représentations du discours autre par modes énonciatifs

 

CHAPITRE 8 : Discours représentés des jeunes, arguments sur la et le politique et mises en scène du débat démocratique

III8- 1. Analyse des représentations du discours des jeunes par modes énonciatifs

III8- 2. Analyse des discours argumentatifs des jeunes

III8- 3. Mises en scènes du débat et effet argumentatif indirect de démocratisation

 



[1] La réflexion sur l’adolescence clarifie le statut des lecteurs de la PAJ. Leur émergence à l’ordre de la Loi, leur permet désormais d’analyser structuralement leur rapport à autrui et d’en faire performantiellement du lien social, donc d’entrer dans « le politique », mais sans pouvoir exercer pleinement leur responsabilité. Cela souligne le statut ambigu de citoyen potentiel mais juridiquement infantilisé : le jeune est considéré socialement comme ne pouvant encore pas participer et contribuer pleinement à la société alors qu’anthropologiquement, il s’est institué comme membre à part entière de la société. La question soulevée est la suivante : les médias de PAJ représentent-ils le jeune lecteur comme un être responsable capable de négocier ou comme un proto-membre de la société sous curatelle ?


La Plainte douloureuse [05/12/2009] - Auteur : admin

La plainte douloureuse

Hubert GUYARD


Presses Universitaires de Rennes

2009

407 pages

Présentation de l'ouvrage

Hubert Guyard, professeur en sciences du langage à l’Université européenne de Bretagne – Rennes 2, spécialiste des troubles du langage et consultant dans le service de neurologie et à l'unité d'évaluation et de traitement de la douleur chronique du CHU de Rennes, propose dans cet ouvrage une approche originale de la plainte douloureuse.

Cette plainte, qui transforme la douleur biologique en souffrance humaine, relève de quatre registres de processus. Elle est logiquement conçue à travers les mots dont on dispose, techniquement traitée à partir des moyens mis en œuvre, socialement reconnue en fonction des réseaux d’appartenances et des compétences professionnelles, enfin moralement évaluée et endurée du fait des exigences éthico-morales que le douloureux s’impose.

S'appuyant sur la théorie de la médiation de Jean Gagnepain, c'est en définitive à une théorie « tétramorphe » du fonctionnement humain qu'une telle analyse de la douleur fait appel.

Proposant des repères pour l’écoute et l’accompagnement des malades, ce livre s’adresse à tous ceux, médecins, infirmiers, psychologues, étudiants, patients, concernés par la douleur chronique.Dessin de couverture de Corentin, Kilian et Ewen

L'auteur :

Hubert Guyard, Professeur de Sciences du Langage à l'Université de Rennes 2 est décédé le 15 février 2009.

Table des matières

Introduction

Chapitre I — Une douleur à visages humains

1. La plainte douloureuse n’est pas réductible aux seules données de la biologie

Chez les historiens
Chez les sociologues
Chez les psychologues ou psychanalystes

2. La plainte douloureuse est complexe et doit être analysée ou déconstruite

Les composantes de la douleur
Le tétramorphisme de la rationalité

3. Une douleur logiquement conceptualisée : un symptôme

4. Une douleur techniquement produite : un dysfonctionnement

5. Une douleur socialement reconnue : un handicap

6. Une douleur moralement endurée : une épreuve

7. Une formalisation incorporée

Chapitre II — La complexité d’une consultation

1. La consultation comme échange de service

La consultation : la place de chacun
Les consultations : un parcours de compétences

2. La complexité de la clinique

Contribuer au diagnostic : la collocution
Contribuer au traitement : la coopération
Contribuer au soulagement : la compassion

3. Les difficultés des douleurs chroniques

Difficultés diagnostiques
Difficultés techniques
Difficultés thérapeutiques

Chapitre III — De l’empathie à l’argumentation

1. De la subjectivité immédiate à la médiation des arguments

L’empathie immédiate ou subjective
La médiation des arguments
L’empathie thérapeutique (ou médicale)

Identification ou traduction ?
La mesure de l’erreur est humaine
De la subjectivité immédiate à la prise de distance

2. La dimension paradoxale de l’argumentation : contredire et persuader

3. Les raisons incidentes de l’argumentation

L’argument logique : démontrer en disant
L’argument technique : démontrer en faisant
L’argument moral : démontrer en jugeant

Chapitre IV — La douleur racontée

Introduction

1. La nécessaire déconstruction du récit

Le récit est un concept trop hétérogène
Faire connaissance avec le douloureux chronique

Cohérence et cohésion de la narration
Cohérence et cohésion de l’évènement

Le récit comme dramatisation (l’aventure, le trauma)
Le récit comme écriture (le scr1pt)

2. De quoi la fiction narrative constitue-t-elle l’abstraction ?

L’analgésie préventive
L’algohallucinose
Douleur commune ou douleur propre
La douleur en héritage

Chapitre V — Les raisons de la descr1ption des douleurs

1. L’importance de la descr1ption

La complexité de la descr1ption douloureuse
Quatre raisons implicites à l’œuvre dans la descr1ption de la douleur
Le paradoxe du descr1ptible et de l’indescr1ptible
Des douleurs progressivement approchées par la descr1ption

2. Quatre parcours descr1ptifs

La descr1ption comme parcours explicatif
La descr1ption comme parcours exécutif
La descr1ption comme parcours interlocutif
La descr1ption comme parcours expressif

3. La reformulation descr1ptive

Le poids de la référence dans les reformulations explicatives
Le poids de l’efficience dans les reformulations exécutives
Le poids de l’influence dans les reformulations dialogiques
Le poids de la préférence dans les reformulations expressives

Conclusion

Chapitre VI — Savoir, ouvroir, devoir

1. L'éducation du patient. A propos de la migraine

2. Le savoir des patients migraineux

1.1. Un savoir médical à relativiser
1.2. Une douleur hétérogène et complexe
1.3. Des constellations de mots
1.4. Le déroulement de la crise migraineuse
1.5. La localisation de la douleur
1.6. Ce que le médecin peut retirer de l’analyse de ses patients

3. L’ouvroir des patients migraineux

4. Le devoir des patients migraineux

5. L’éducation du patient

Conclusion

Chapitre VII — La douleur en questions

1. Un rapport non transparent de la question et de la réponse

2. Une professionnalisation des questionnaires

Les questionnaires sur le vocabulaire de la douleur
Les questionnaires sur la représentation de la douleur
Les questionnaires sur l’évaluation de la souffrance

L’échelle H.A.D. d’évaluation de l’anxiété
L’échelle de qualité de vie

3. Les questionnaires en question

Une répartition forcée des visées performancielles
Le statut de l’objet dans la démarche scientifique
Une volonté de se démarquer des sciences « dures »

4. Effacer ou exploiter les obstacles culturels : question de méthodes

Conclusion

Chapitre VIII — La douleur comme enjeu

1. Douleurs et sclérose en plaques : Les malades comme partenaires obligés d’une définition du soin

Présentation du problème
Présentation méthodologique
Résultats
Des données dynamiques
Conclusion

2. L’hétéro-évaluation de la douleur : La douleur comme enjeu d’une compétence professionnelle

L’hétéro-évaluation de la douleur n’est pas immédiate

Sémantiquement
Techniquement
Socialement
Moralement

3. Représentation des douleurs induites par les soins (DIS)

Étude des douleurs induites par les soins

Essai de nomenclature des douleurs provoquées par les soins

Mesure de la fréquence et de l’intensité de la douleur
Typologie des douleurs

Solutions déjà mises en œuvre
Améliorations envisagées
Comparaison des deux services : neurologie et MPRA

Une part de responsabilité à négocier

Le cadre plus général d’une politique de santé publique
L’analyse des processus : la modélisation d’une collaboration professionnelle

Une approche dynamique du fonctionnement
Des problèmes davantage ciblés
Un espace contractuel de responsabilité en quête de ses limites
Faire exister les douleurs induites par les soins

Conclusion générale

Chapitre IX — Plainte douloureuse et psychopathologie

1. Comprendre le fonctionnement normal

2. Le cadre général d’une anthropologie clinique

La preuve est dans le symptôme
Au-delà du handicap, la recherche du symptôme

Des douleurs psychogènes
Des références à la psychiatrie

3. L’apport des troubles neurologiques

Le niveau discriminatif
Le niveau structural : la pathologie comme fusion
Le niveau gestaltique : la pathologie comme abstraction forcée

4. L’apport des troubles psychiatriques

L’abus de pouvoir : la mesure de la violence entre fusion et autolyse
L’attentat à la pudeur : la mesure de la décence entre fusion et autolyse
L’abus de consommation : la mesure de la tentation entre fusion et autolyse
La négligence coupable : entre fusion et autolyse
Schéma des dérives (ou des crises) possibles face à la douleur

Conclusion

Chapitre X — La douleur décevante

1. Des douleurs chroniques psychogènes de type hystérique

2. Une étude sur les douleurs hystériques

Perspectives générales de l’étude
Résultats de l’étude


La douleur chronique comme préoccupation excessive de la santé
La chronicité comme restriction progressive du légitimement supportable
Une restriction qualitative ou quantitative : de pire en pire, ou de plus en plus
Un formalisme de la transgression morale
La plainte hystérique comme construction paradoxale : réquisitoire et plaidoyer
La chronicisation comme dramatisation après-coup d’événements traumatisants
La chronicisation comme légitimation contraignante, au risque progressif de l’illégalité

3. La douleur hystérique comme métaphore

Une société confrontée à l’incertitude
Une société moralement préoccupée de l’abus de pouvoir

Conclusion

Bibliographie

 


Histoire du sujet et théorie de la personne. [20/11/2009] - Auteur : admin
Les Presses Universitaires de Rennes viennent de publier :
 
Histoire du sujet et théorie de la personne
La rencontre Marcel Gauchet-Jean Gagnepain.
 
Sous la direction de Marcel Gauchet et Jean-Claude Quentel.
 
Dans la conférence qui inaugure cet ouvrage, Marcel Gauchet propose un condensé de ses travaux autour de la notion d’ « Histoire du sujet », notion qui s’applique aussi bien au champ politique et social qu’à celui de la psychologie ou de la psychopathologie. Mais il la met en même temps en rapport avec celle de « Personne » élaborée par Jean Gagnepain dans le cadre de sa théorie anthropologique dite de la médiation. Car si les perspectives générales de ces deux auteurs s’avèrent différentes, leurs réflexions se croisent et se répondent sur bien des points.
La conférence de Marcel Gauchet, qui est suivie d’un débat, offre ensuite l’occasion à plusieurs auteurs, s’inscrivant pour l’essentiel dans la suite de Jean Gagnepain, d’explorer à la fois les convergences et les divergences entre les travaux de ces deux grands chercheurs et de poursuivre la réflexion autour des thèmes que ces notions d’Histoire du sujet et de Personne recouvrent. Marcel Gauchet conclut l’ensemble en réagissant à ces propos.
 
Ont contribué à cet ouvrage :
Jean-Marie Allaire ; Jean-Luc Brackelaire ; Jean-Yves Dartiguenave ; Jean-François Garnier ; Marcel Gauchet ; Clément de Guibert ; Hubert Guyard ; Jean-Michel Le Bot ; Jean-Claude Quentel ; André Sauvage ; Pierre-Henri Tavoillot ; Jean-Yves Urien.
 
Table des articles :
Présentation
GAUCHET M., Personne, individu, sujet, personnalité
Discussion
TAVOILLOT P.-H., Marcel Gauchet - Jean Gagnepain, éléments pour une rencontre
QUENTEL J.-C., Marcel Gauchet et la médiation : une même préoccupation anthropologique
ALLAIRE J.-M., Quelques remarques sur l’histoire de la notion de sujet
SAUVAGE A., DARTIGUENAVE J.-Y., GARNIER J.-F., Historiographie et anthropologie : vers un mariage de raisons ?
ALLAIRE J.-M., À propos de « Historiographie et anthropologie : vers un mariage de raisons ? »
BRACKELAIRE J.-L., La Personne en suspens. Singularisme moderne et courts-circuits de transmission
LE BOT J.-M., Par-delà nature et culture : la dialectique ?
GUYARD H., de GUIBERT C., Langue, pouvoir et politique au regard de la schizophrénie et de la paranoïa
URIEN J.-Y., La personne dite. Le nom propre au regard de la théorie de la médiation
QUENTEL J.-C., L’enfant et l’éducation chez Marcel Gauchet et chez Jean Gagnepain
GAUCHET M., De la personne à l’être-ensemble
 
 


Parutions récentes [12/04/2009] - Auteur : admin
Daniel COUM, psychanalyste, directeur de Parentel, à  Brest, et chercheur associé au LIRL vient de publier aux éditions Milan un ouvrage intitulé :
 
DU BON USAGE DES CONFLITS. Les affronter pour mieux les dépasser.
 
 
Le livre, réalisé pour le grand public, traite des relations  conflictuelles.Il répond à une commande en ce sens et Daniel s'est associé pour le  réaliser à une journaliste de Milan, Isabelle Gravillon.
 
 
 
Dans notre société volontiers consensuelle, le conflit n’a pas bonne presse. Inconsciemment ou non, on préfère le contourner, voire  l’éviter à tout prix. On veut la paix ! En politique, c’est ce qui explique en partie le succès du centre, plus rassurant que  l’opposition gauche-droite… Mais pourtant, le conflit est partout :  entre frères et soeurs, au travail, dans le couple, dans la rue, etc.  Est-ce un mal ?
 
 
 
Beaucoup de nos lecteurs connaissent  Jacques Schotte et n'ignorent pas pas les liens profonds qui existaient entre lui et Jean Gagnepain. On doit notamment à Jacques Schotte la diffusion de la théorie de la médiation en Belgique.
 
Jean-François Rey, philosophe lillois a rendu un bel hommage à Jacques Schotte dans un article dont vous trouverez ici  les  références :
 
 
C'est à présent un médecin psychiatre belge, le Dr Jean-Louis FEYS qui lui rend hommage dans un ouvrage intitulé
 
L'ANTHROPOPSYCHIATRIE DE JACQUES SCHOTTE
 
L'ouvrage est paru aux éditions Hermann. Un chapitre du livre est consacré à la théorie de la médiation.
 
Voici ses références et le résumé de l'ouvrage :
ISBN 978 27056 6817 4
Collection : Hermann Psychanalyse
443 p.
Présentation :
Jacques Schotte (1928-2007), psychiatre, psychanalyste, fondateur de  l’École belge de psychanalyse, est un penseur qui a bouleversé le paysage de la  psychiatrie. Pourtant, son enseignement n’a pas eu, au sein même du milieu psychiatrique, la  reconnaissance qu’il mérite.
Ce livre relate avec minutie les étapes du projet  anthropopsychiatrique de Jacques Schotte qui rend à jamais caduque toute tentation néo-positiviste. En conjuguant la  psychiatrie avec la philosophie et la psychanalyse, Schotte revient aux fondements anthropologiques de  la psychiatrie qui trouve ou retrouve la spécificité qu’elle avait oubliée. En rapprochant la  nosographie d’un modèle philosophique, l’impressionnant parcours de Jacques Schotte et ses  nombreuses rencontres (Maldiney, Binswanger, R. Kuhn, Lacan, Tosquelles…) permettent de  travailler le champ psychiatrique de manière radicalement renouvelée entre humanité,  science et logique.
Le projet de cet ouvrage est de retrouver la cohérence de la pensée de  Schotte et de prolonger son enseignement par d’autres lectures qui permettent d’en souligner  l’importance.
Jean-Louis Feys est médecin-chef du Centre psychiatrique Saint-Bernard  à Manage, et coordinateur médical à l’IMP Sainte-Gertrude de Brugelette en Belgique.
 

 


Dans les Tétralogiques [26/03/2009] - Auteur : admin
Actuellement TREIZE titres sont disponibles :
 
"Perdition ou effondrement" (Tétralogiques 11, H. Guyard, R. Le Borgne)
"Le Test du Test. Pour une linguistique expérimentale" (Tétralogiques 2, H. Guyard)
"L'aphasie ou le paradoxe du phénomène" (Tétralogiques 2, MC Le Bot) 
"Les opérations arithmétiques à l'épreuve de la clinique" (Tétralogiques 8, Jean-Yves Urien et Hubert Guyard) 
" Marque et immanence dans la théorie du Signe" (Tétralogiques 1, Jean-Yves Urien)
"L'enfant IMC et le langage" (Tétralogiques 8, A.Deneuville, H. Guyard, JC.Quentel),
"Le trouble et sa provenance en clinique psychiatrique" (Tétralogiques 14, JC.Quentel),
"L'habitus entre sujet et personne" (Tétralogiques 13, 2001, JM Le Bot)
"La syntaxe à l'épreuve de l'aphasie" (Tétralogiques 1, 1984, A. Duval et alt.)
"Compte, conte et Comte ou 'L'Homme de Loi'" (Tétralogiques 4, 1988, J. Laisis)
"De l'arbitraire saussurien à la dissociation des plans" (Tétralogiques 5, 1988, JY Urien)
"Esprit es-tu là ? Observation d'un trouble du discours chez un malade cérébrolésé" (Tétralogiques 11, 1997, JY Urien et H. Guyard)
 "La paternité en question" (Tétralogiques 12, 1999, JC Quentel).
 
Cliquez l'onglet "Tétralogiques" pour obtenir les descriptifs des articles et télécharger.


Parentalités et filiations adoptives [25/06/2008] - Auteur : admin

Les carnets de Parentel

Revue semestrielle d’échanges pluridisciplinaires sur la parentalité

N° 28 : Parentalités et filiations adoptives

 

Détail de ce numéro sur le site de l'association www.parentel.org .

Avec les contributions de :

Elisabeth CASTEL, psychologue, Parentel

Daniel COUM, psychologue, Parentel

Fanny COHEN HERLEM, pédopsychiatre, Paris

Armelle GALIN, psychologue clinicienne, accueillante à l’Arbre Vert, Paris

Marie-Christine LE BOURSICOT, magistrate, Rouen

Sophie MARINOPOULOS, psychologue et psychanalyste, CHU.

Camille MANACH-MASSON, psychologue clinicienne, accueillante à l’Arbre Vert, Paris

Armelle NORMANT, présidente de l’association Les Bolomigs

Jean-Claude QUENTEL, psychologue, Pr. en Sciences Humaines, Rennes

 

« Chaque enfant, qu’il soit adopté ou non, au sein de chaque famille, est porteur d’une histoire qui lui est propre. Chaque enfant vient témoigner de son jardin secret et de sa fantaisie concernant son histoire et celle de ses parents : le contexte de sa naissance, ce qui lui a été dit, ce qu’il a imaginé, ce qu’il pressent… et la construction imaginaire qu’il fera de son histoire et de ses origines. Il s’agit là du roman familial évoqué par Freud et qui concerne tout enfant, qu’il soit adopté ou non. Alors l’adoption, comme autre forme du « faire famille », peut-elle venir éclairer le lien parent-enfant ? L’adoption peut-elle nous aider à comprendre la place de l’enfant au sein de la famille ? Enfant, adopté ou non… Ne s’agit-il pas pour chaque enfant de devenir sujet de sa propre histoire et ne plus être seulement objet de désir pour ses parents ? »

Elisabeth Castel


NOUVELLES DE L'EDITION [11/06/2008] - Auteur : admin

Un Savoir de référence pour le travail social.

JEAN-YVES DARTIGUENAVE - JEAN-FRANCOIS GARNIER

Editions ERES
Pratiques du champ social

ISBN : 978-2-7492-0883-1
EAN : 9782749208831
13,5 x 21, 272 pages 
 

Le plus souvent, les travailleurs sociaux ont l’impression de ne disposer que d’un savoir en miettes qui donne à voir un homme morcelé, ce que renforce la tendance actuelle à réduire le traitement des difficultés et des souffrances humaines à de simples procédures ou dispositifs. Or le travail social, sous peine de perdre son âme, doit s’articuler à un savoir constitué sur l’homme – sans pour autant renoncer à le discuter, à en éprouver sa pertinence – qui ne soit pas la somme des apports disciplinaires (sociologie, psychologie, économie sociale, etc.).

En prenant appui sur des situations concrètes qui nécessitent l’intervention de travailleurs sociaux, les auteurs définissent une anthropologie qui rend compte de la spécificité des processus par lesquels l’homme négocie son rapport au monde et aux autres. Ils présentent ainsi un antidote aux dérives instrumentales et managériales qui affectent aujourd’hui en profondeur le travail social.

Quatre ans après la parution de L’homme oublié du travail social, cette nouvelle édition rebaptisée en appelle à dépasser l’ornière de « rien ne va plus » pour construire une alternative théorique qui confère un sens aux pratiques existantes, et envisage des pistes de travail inexplorées. Son ambition est de participer à la valorisation des pratiques d’aide et d’assistance aux personnes trop souvent décriées, en les ancrant dans une posture épistémologique exigeante.

Sociologue pendant une dizaine d’années dans un service d’action sociale d’une CAF, Jean-Yves Dartiguenave est aujourd’hui maître de conférences en sociologie à l’université de Rennes 2 et chercheur au LAS.

Ancien travailleur social, Jean-François Garnier a été formateur dans un Institut régional de formation de travailleurs sociaux. Docteur en sociologie, il est chercheur au Laboratoire d’anthropologie et de sociologie (LAS) de l’université de Rennes 2.

Le parent
Responsabilité et culpabilité en question


Jean-Claude Quentel

Editions De Boecke
Collection : Raisonnances

Cet ouvrage a pour objectif d'expliciter les fondements mêmes de la parentalité à partir des acquis des sciences humaines contemporaines, que ce soit de la psychanalyse, de la sociologie, de l'ethnologie ou de l'histoire.
C'est à travers l'examen des deux registres déterminants de la responsabilité et de la culpabilité que l'on tente de voir à quelles lois spécifiques répond le fonctionnement de l'homme lorsqu'il se fait parent. Ces deux registres ne s'ordonnent pas au même principe explicatif. S'appuyant sur l'expérience de la clinique, le livre en démonte les rouages, dans leur lien avec l'exercice de la parentalité, de telle sorte qu'il devient possible de repenser nos conduites contemporaines à travers le moindre acte de la réalité quotidienne.

Jean-Claude Quentel, Professeur à Rennes2 et responsable du LIRL, est bien connu de nos lecteurs, notamment par deux autres de ses ouvrages : L'Enfant, Problèmes de genèse et d'histoire (chez De Boecke) et Aux Fondements des Sciences Humaines (chez Erès).


Que veut dire être parent ? [18/04/2008] - Auteur : admin
Les  éditions  Erès  viennent  de publier : "Que veut dire être parent aujourd'hui  ?",  sous  la  direction  de  DANIEL  COUM  , psychologue clinicien,  directeur  de  Parentel,  membre  associé  au  Laboratoire d’anthropologie  et  de  sociologie  de  Rennes  2,  membre du Conseil scientifique  de  la  Fédération  nationale  des  écoles de parents et d’éducateurs. .
 
Co-Auteurs :
CECILE  ENSELLEM  - LAURENCE GAVARINI - FREDERIC JESU - CLAIRE JODRY -JEAN-PIERRE  KERVELLA  -  AGNES  LOUIS-PECHA  -  MARIA MAILAT - SOPHIE MARINOPOULOS  - MARIE ROSE MORO - JEAN-CLAUDE QUENTEL - REGIS SECHER - PIERRE-HENRI TAVOILLOT -
 
ISBN : 978-2-7492-0876-3
EAN : 9782749208763
14 x 22 - 288 pages
23.00 €
 
Présentation :
"Les  transformations  familiales  ont  produit  leur  lot  de progrès escomptés  (égalité des sexes, démocratie familiale et valorisation de l’enfant)  mais  également  leur  lot  d’effets  secondaires  négatifs (indifférenciation   des   positions   parentales,  fragilisation  des frontières  intergénérationnelles,  idéalisation  de l’enfance). Ainsi être  parent  ne va plus de soi aujourd’hui. Jamais dans l’histoire de l’humanité,  la  fonction parentale, pourtant pilier de l’organisation sociale  et  de  la construction personnelle, n’a été l’objet d’autant d’interrogations,  d’hésitations  et de doutes. Le désir d’enfant – un enfant  si  je  veux, quand je veux, comme je veux – suffit-il à faire d’un  adulte  un  parent  ?  Et  le  désir de l’enfant – son intérêt – suffit-il  à  fonder  un  nouvel  ordre  familial  ? Dans une approche pluridisciplinaire  mêlant  analyses  et  implications  pratiques, les auteurs  de  cet  ouvrage  font le point sur les particularités et les caractéristiques  du  rôle et de la fonction de parents, et démontrent la  nécessité de dessiner un au-delà des sentiments – de l’amour et de la  haine – comme autre repère pour l’exercice de la parentalité et de son accompagnement."


Hommage d'Armel Huet à Jean Gagnepain [05/02/2008] - Auteur : admin

 

Rennes le 12 octobre 2007

 

Monsieur le Président, Messieurs les Présidents

Cher Martial Gabillard représentant Monsieur le Maire

 

Cher Bruno Gagnepain

 

Chers amis.

 

Bonjour à tous et merci d’être venus à cette cérémonie. Merci Monsieur le Président, merci aux Instances de l’Université d’avoir choisi de rendre hommage à Jean Gagnepain en donnant son nom à l’amphithéâtre où il a rassemblé pendant quelques décennies, à l’occasion de son séminaire, plusieurs générations de personnes appartenant à des disciplines et à des horizons différents. Si Jean Gagnepain a en effet réussi à rassembler régulièrement, à raison  d’une douzaine de séminaires par année, autant de  personnes, c’est parce que les unes et les autres, à des titres divers, ont compris que quelque chose d’essentiel, de nouveau se disait dans ces séminaires, c’est parce qu’elles trouvaient dans les propositions de la théorie de la médiation des éclairages nouveaux concernant les questions sur lesquelles elles butaient dans leurs disciplines et leurs métiers respectifs. Et effectivement nous savons, ceux d’entre nous qui ont participé aux séminaires de Jean Gagnepain, combien la théorie de la médiation, non seulement nous a enrichi les uns et les autres dans notre réflexion, mais qu’elle a ouvert des voies nouvelles qu’il nous appartient désormais d’explorer chacun dans nos propres domaines et là où nous sommes .

 

Comme toute pensée puissante, comme toute théorie nouvelle apportant des regards inattendus, mais pertinents et nécessaires à notre compréhension du monde, l’anthropologie clinique et la théorie de la médiation ont suscité certes l’adhésion mais tout autant l’indifférence et l’hostilité, et en premier lieu dans cette université. Jean Gagnepain, nous le savons, accordait peu d’importance à ces réactions, il s’en amusait même, considérant qu’elles ne faisaient que manifester chacune l’ignorance et l’incompréhension de son entreprise scientifique. L’important pour lui, c’était d’élaborer à partir, mais au delà de sa propre discipline, les sciences du langage, les bases d’une nouvelle anthropologie, pour nous aider à mieux analyser et à comprendre autrement et de manière pertinente,  adaptée à notre temps, les phénomènes de culture. C’est en ce sens et avec cette ambition qu’il a forgé ce qu’il a appelé la théorie de médiation, différente dans sa conception des théories classiques des sciences humaines. En effet il la concevait seulement comme un simple outil pour aider à penser les phénomènes de culture, un outil devant être sans cesse amélioré par sa mise en œuvre et la confrontation à la réalité des activités humaines et par l’expérimentation.  Nous savons que Jean Gagnepain a pu satisfaire cette exigence d’expérimentation grâce à la collaboration avec Olivier Sabouraud, dont il faut aussi en cette heure saluer le rôle, car sans lui la théorie de la médiation n’aurait sûrement pas été ce qu’elle est. 

 

C’est ainsi que Jean Gagnepain a pris ses responsabilités dans le renouvellement du savoir. C’était sa manière de contribuer à l’édification d’une nouvelle université, qu’il appelait avec malice Rennes 3, une université se libérant des savoirs construits et féconds certes pour une époque dont nous vivons le terme à travers les mutations qui la transforment, mais des savoirs qui sont souvent devenus aujourd’hui des carcans, des obstacles à l’activité scientifique. Jean Gagnepain a compris très tôt que dans un monde en mutations l’université devait aussi mûter en travaillant à produire les connaissances et à imaginer les formations pour le siècle dans lequel nous entrons.

 

Si nous rendons hommage aujourd’hui à Jean Gagnepain, c’est certes parce qu’il a marqué notre université de ses enseignements et de son rayonnement intellectuel, mais c’est aussi, je le souhaite, pour marquer l’intention de faire vivre son œuvre. Il appartient alors à l’institution universitaire qui fut la sienne et aux différentes structures de recherche, notamment le Lares premier noyau de sociologues en France à s’intéresser à la théorie de la médiation et à la mettre à l’épreuve dans leurs travaux, et le Las, qui désormais a intégré en son sein le Lirl qui fut son laboratoire, de reprendre et de poursuivre son entreprise scientifique. Sans cette volonté de ces institutions respectives, notre hommage se limiterait à une simple commémoration d’un passé certes brillant, mais que l’on voudrait révolu. Ce que craignait le plus Jean Gagnepain. En effet ceux qui l’ont connu savent qu’il ne voulait surtout pas qu’on le statufie en l’honorant, ni qu’on enterre la théorie de la médiation en la conservant en l’état ou encore pire en en faisant une doctrine intouchable, et qui le serait d’autant plus qu’elle serait marginale, puisqu ’il la concevait avant tout comme un point de départ, comme un ensemble ordonné, raisonné de jalons, de repères pour des voies nouvelles du savoir sur l’humain. Comme il nous répétait sans cesse, je ne dis pas que j’ai raison, mais j’essaie de proposer quelque chose de fondé et de cohérent, de fabriquer un outil qu’il restera à améliorer et à utiliser. Et il comptait beaucoup pour cela que l’on dépasse les frontières de l’université pour travailler avec les hommes et femmes qui sont confrontés dans l’exercice de leurs métiers à l’exigence de nouvelles approches, de nouveaux outils. C’était sur la fin de sa vie une de ses grandes préoccupations. Saurions-nous faire un autre usage de la théorie de la médiation qu’un usage académique ? Saurions nous organiser et recevoir les contributions de ceux qui par leurs métiers font le monde au quotidien ?

 

Je voulais seulement insister sur ces deux points en ce jour de reconnaissance et d’hommage. Je terminerais en rappelant que Jean Gagnepain certes nous a laissé une œuvre marquante et qui marquera assurément les sciences humaines. Nous, une partie de sociologues, rennais, extérieurs ou étrangers, nous devons beaucoup à Jean Gagnepain, et je dirais sur tous les plans. Jean Gagnepain nous a marqués par les qualités de sa personne, qualités qu’il manifestait sans cesse par son humour plein de sel mais toujours bienveillant. L’humour faisait partie de sa méthode. Qu’est-ce qu’il nous a fait rire !. Et bien continuons à rire de nos difficultés de toutes sortes si nous voulons que vive l’œuvre de Jean Gagnepain. ! Il faut rappeler aussi la qualité qu’il apportait dans ses relations. Et on se doit de retenir son exemple, si dans cette université nous voulons nous entendre comme il était si facile de s’entendre avec Jean Gagnepain, quelles que soient les divergences que tels ou tels collègues puissent avoir avec lui.

 

Merci à tous

Merci aux collègues du Lirl

Merci à Irne Brunel, à Thérèse Olivier, à Martine Autret, à Aurélie Bertrand, et aux autres personnes qui ont pu les assister pour la préparation de cette manifestation.

Merci à Bruno Gagnepain d’être venu. Nous sommes honorés de votre présence cher Bruno. Vous ne manquerez pas de transmettre nos salutations et notre amitié à Madame Gagnepain qui est pour bon nombre d’entre nous continue d’assurer la présence vivante de Jean Gagnepain. Dites lui combien nous l’estimons et l’aimons.


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